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Fêtes et animations aux Rosiers-sur-Loire
Quelques mots d'histoire...
Le nom de la commune (Nostre Dame des Rousiers en 1368 ; Parochia de Rosariis en 1378; Rector de Rosariis en 1419 ; Les Rouzières en 1617 ; Les Rosiers sur Loire) rappelle les ronces qui couvraient autrefois le pays tout en taillis.
Le pays tout entier était couvert par la forêt de Beaufort qui venait s'y confondre avec celle de Bellepoule. Le défrichement en fut poussé activement à partir du milieu du XIIème siècle et peu après, l'achèvement des levées y amena sur la turcie même et aux alentours une population nouvelle très nombreuse dès le XIIIème siècle qu'aucune église ne desservait et que revendiquaient sous leur autorité les paroisses de la rive gauche.
En avril 1268 , Jean GIFFARD et Pierre son fils , chevalier, ont fait don d'une rente et d'un terrain pour agrandir la petite chapelle dite du Patoil ou du Rosier qui , transformée aussitôt, devint l'église et le centre du bourg actuel.
L’évêque y rattacha tous les habitants de la rive droite en indemnisant les curés de GENNES, de SAINT MAUR, du TOUREIL et de COHIER.
Le bourg pendant les guerres de la fin du XVIème siècle devient un point de passage visé par les 2 partis. En 1568 les Protestants y établissent un poste. Le 14 Octobre 1585, CONDE avec les Comtes de Laval et de Rohan, y franchit la Loire marchant sur Angers. Le 20 Septembre 1587, le Roi Henri IV y jette un pont de bateaux et surprend, avec 300 gentilshommes et un corps d'arquebusiers, le Duc de Mercoeur qui s'enfuit laissant tout son bagage. En 1615 encore un poste de Royaux y campait surveillant la Loire. Le 5 Avril 1619, la Reine mère revenant du pèlerinage des Ardilliers, y aborda, pour se rendre au Verger attendue sur la rive par tous les carrosses de la noblesse et la cavalerie de Saumur.
D'autres souvenirs se rattachent aux désastres des inondations et on a conservé la date des ruptures de la levée sur la paroisse le 15 Mars 1615 à Chandoiseau et à La Motte Richard, le 10 Février 1618 sous le bourg. Un Capitaine général des fermes y résidait aux XVII et XVIIIème siècles ainsi qu'un Capitaine des gabelles et un des principaux Relais de poste
La population a été très importante à la fin du XVIIIème siècle et a ensuite décliné ; cette population était très dispersée.
- 660 feux et 2978 habitants en 1720-1726
- 686 feux et 3842 habitants en 1791
- 2720 habitants en 1831
- 2750 habitants en 1841
- 2874 habitants en 1851
- 2774 habitants en 1861
- 2725 habitants en 1866
- 2442 habitants en 1872 dont 624 au bourg proprement dit ( 162 maisons et 212 ménages ) qui avec ses annexes de la Queue de l'Ile ( 40 maisons et 108 habitants ) , de la Rue Quarte ( 40 maisons et 96 habitants ) , et de la Rue de la Croix ( 15 maisons et 49 habitants ) forme une agglomération de 877 habitants reliée encore presque sans vide aux groupes importants qui l'entourent
En dépendent les villages et hameaux du Sablon ( 78 maisons et 260 habitants ) , de Villeneuve ( 17 maisons et 66 habitants ), de la Vieille Poste ( 13 maisons et 35 habitants ) , du Mottay ( 5 maisons et 20 habitants ) , de Chandoiseau ( 3 maisons et 14 habitants ), de la Guignairie ( 4 maisons et 13 habitants ) , du Cadran ( 3 maisons et 14 habitants ) , de Moncottier ( 19 maisons et 70 habitants ) , de la Poste ( 3 maisons et 12 habitants ), des Loges ( 12 maisons et 32 habitants ) , de la Motte Maillet ( 5 maisons et 24 habitants ) , des Boires ( 12 maisons et 39 habitants ) , de la Prée ( 5 maisons et 12 habitants ) , du Clairet ( 18 maisons et 68 habitants ) , de Champillon ( 11 maisons et 32 habitants ) , de la Blairie ( 7 maisons et 31 habitants ) , des Ilettes ( 18 maisons et 52 habitants ) , du Grand Clos ( 4 maisons et 12 habitants ) , de la Forêt ( 9 maisons et 41 habitants ) , de Porteaux ( 15 maisons et 71 habitants ) , du Prieuré ( 3 maisons et 12 habitants ) , de la Maison Neuve ( 3 maisons et 12 habitants ) , de la Chaine ( 4 maisons et 10 habitants ) , de Pontforêt ( 12 maisons et 32 habitants ) , du Petit Bois ( 20 maisons et 76 habitants ), du Piroir ( 9 maisons et 27 habitants ) , du Bas Moul ( 4 maisons et 17 habitants ) , de la Boire au ladre ( 3 maisons et 6 habitants ) , de la Chalouserie ( 7 maisons et 24 habitants ) , des Varennes ( 3 maisons et 11 habitants ) , de la Grande Rue ( 14 maisons et 36 habitants ) , des Champs Girard ( 33 maisons et 105 habitants ) , de Saint Nicolas ( 25 maisons et 80 habitants ), de la Rue aux Chèvres ( 10 maisons et 34 habitants ) , de la Tour Durand ( 8 maisons et 27 habitants ) , un groupe de 3 moulins à vent et 5 ou 6 fermes ou écarts.
Le long de la Loire et bordant presque partout la rive circule la grande levée avec quai construit de 1850 à 1855 au devant du bourg. En part vers le Nord le chemin de grande communication de Sablé d'où à 1 kilomètre se détache vers l'Est le chemin de grande communication du Lude, l'un et l'autre franchissant à distance l'Authion sur un pont de pierre. Ils encadrent à 1700 mètres du bourg la station de la voie ferrée d'Orléans à Nantes qui monte du Sud-Est au Nord-Ouest sur une étendue de 6 kilomètres.
L'Authion forme la limite intérieure vers l'Est et le Nord-Est et la Loire forme la limite tout du long vers le Sud et le Sud-Ouest. La Loire dépend pour moitié du territoire des Rosiers qu'elle sépare des communes riveraines de Gennes et du Thoureil. Un double pont suspendu à péage construit par autorisation du 27 Juillet 1839 et livré en 1842 relie directement les 2 bourgs de Gennes et des Rosiers
Les écoles communales laïques de garçons furent construites par adjudication du 2 Avril 1863 en même temps que l'école communale de filles. La Mairie fut également construite par adjudication du 24 Septembre 1876 sur un devis de 66.150 francs.
Sur la place au bout du pont a été installée le 17 Octobre 1875 une fontaine surmontée de la statue de Jeanne de Laval.
L'église dédiée à Notre Dame date pour la meilleure part de la fondation même de la paroisse au XIIIème siècle. Le clocher plus moderne s'accole au Nord-Est de la nef en forme de tour carrée, flanquée de 3 hauts contreforts plats qu'un cordon relie sur chaque face avec 2 fausses baies plein cintre, intercalées de pilastres à la partie supérieure.
Le cimetière a été transféré rue du cimetière au centre d’un lotissement sur la route de Sablé au Nord du bourg dans un terrain acquis par acte du 4 mars 1836.
L'histoire n'a pas laissé de vestiges archéologiques intéressants sur la Commune .
La loi du 27 Septembre 1941 stipule que toute découverte archéologique doit être déclarée immédiatement au Maire de la Commune ou à la Direction des Antiquités à la Direction Régionale des Affaires Culturelles à Nantes